Les enquêtes faisant appel à l'intelligence artificielle confirment que les Canadiens soutiennent l'agriculture, mais qu'en est-il de nos politiciens?

Depuis l'automne dernier, la FCA a utilisé la méthodologie de l'IA pour déchiffrer les attitudes du public au sujet du secteur agroalimentaire canadien, surtout des points de vue de la croissance économique, de la sécurité alimentaire et de l’écoresponsabilité.

Qu’il s’agisse de l’automatisation de l’équipement agricole ou de la traçabilité des aliments grâce au stockage de l’information dans des « chaînes de blocs » ou encore des enquêtes menées dans les médias sociaux au moyen d’intelligence artificielle – les agriculteurs canadiens sont modernes, mobilisés et prêts à entrer de plain-pied dans l’ère numérique – mais pour cela le secteur a besoin du soutien du gouvernement.

Récemment, la Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) a lancé Produire la prospérité au Canada, une campagne nationale qui s’adresse aux politiciens au niveau fédéral et qui a pour but de leur faire prendre conscience de l’importance stratégique de l’industrie agroalimentaire au Canada et de ce qu’elle peut apporter à tout le pays.

En effet, l’industrie de l’agriculture et de l’alimentation contribue 112 milliards de dollars par an au BIP du Canada et emploie 2,3 millions de personnes (on y trouve 1 emploi sur 8!). De 2012 à 2016, le secteur a connu une croissance de 11 %, contre 7,8 % pour l’entière économie. Notre pays est le cinquième exportateur de nourriture dans le monde, et à ce titre, exporte chaque année plus de 60 milliards de dollars en produits agroalimentaires à l’échelle planétaire.

S’appuyant sur les grandes possibilités qui s’offrent au secteur, la campagne Produire la prospérité au Canada se propose d’interpeller les candidats et les politiciens, peu importe leur appartenance idéologique, et à leur demander de s’engager à aider à faire en sorte que l’industrie agroalimentaire soit définie comme une priorité nationale au XXIe siècle.

Afin de pouvoir avoir des conversations utiles avec les politiciens, la FCA a demandé à Advanced Symbolics, une entreprise de recherche à Ottawa qui utilise ses propres algorithmes d’IA, de déchiffrer les échanges des Canadiens en ligne. Depuis l’automne dernier, cette méthodologie d’IA évalue les attitudes du public au sujet du secteur agroalimentaire canadien, surtout des points de vue de la croissance économique, de la sécurité alimentaire et de l’écoresponsabilité.

La recherche en cours révèle que les Canadiens d’un océan à l’autre appuient généralement le secteur. Cependant, il y a un manque mesurable de connaissance du potentiel de l’industrie, ce qui s’explique par l’urbanisation grandissante de notre population.

Contrairement aux méthodes d’enquête traditionnelles qui obligent les répondants à fournir une réponse, les enquêtes menées au moyen des outils d’IA compilent les sujets de conversation des gens et évaluent leurs attitudes à propos d’enjeux précis. Les conclusions sont basées sur la surveillance de plus de 200 000 conversations de Canadiens adultes dans les médias sociaux, et les données sont extrapolées d’après la taille des échantillons.

Voici certaines des constatations les plus intéressantes :

CROISSANCE ÉCONOMIQUE – Les Canadiens estiment que l’agriculture peut être une source de croissance économique au Canada. De plus, ils sont convaincus que le secteur de transformation des denrées agricoles du pays peut contribuer à l’expansion de l’économie nationale.

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Tandis que le prix de la nourriture est important, les Canadiens sont plus nombreux à voir la qualité comme l’aspect le plus important lorsqu’ils achètent des aliments. Les aliments produits et transformés au Canada sont préférés de loin à ceux venant d’autres pays.

ÉCORESPONSABILITÉ – Tandis que les opinions sont partagées quant au rôle de l’agriculture dans les émissions de carbone, il y a deux fois plus de soutien pour l’industrie que d’opposition. Les Canadiens sont d’avis que l’agriculture produit des émissions de carbone, mais ils pensent aussi que l’industrie peut aider à les réduire.

« Nous avons eu recours à cette nouvelle méthode d’enquête parce que nous souhaitions savoir ce que disaient les Canadiens au sujet de l’agriculture sans qu’on les interroge à ce sujet, et ce que nous avons découvert a été encourageant », explique le directeur exécutif de la FCA, Errol Halkai. « La campagne a pour but d’informer et d’inspirer un nombre grandissant de politiciens afin qu’ils accordent leur appui à cette industrie pour ce qu’elle peut apporter au pays. Nous savons que ceux et celles parmi nous qui travaillons dans l’industrie doivent collaborer et mieux faire connaître le récit de l’agriculture au pays entier. C’est réconfortant de savoir que bon nombre de Canadiens nous soutiennent solidement, et il reste maintenant à convaincre les politiciens de saisir cette occasion », a ajouté M. Halkai.

La FCA continuera de se servir de l’IA pour surveiller les attitudes des Canadiens vis-à-vis du secteur agroalimentaire à mesure qu’approche l’élection fédérale, et la campagne Produire la prospérité au Canada poursuivra ses efforts menés à la base pour mobiliser les politiciens et les parties prenantes au sein de l’industrie.

Représentant avec fierté 200 000 familles d’agriculteurs partout au pays, la FCA a proposé d’aider chacun des partis à formuler sa politique agricole qui sera incluse à sa plateforme électorale. Et au cours des prochains mois, des dirigeants du secteur agroalimentaire rencontreront des centaines de candidats, tous partis confondus et aux quatre coins du Canada, en prévision de l’élection fédérale à l’automne. La FCA et ses 28 organisations membres espèrent que, peu importe qui sera élu, le secteur agroalimentaire et ses grands bienfaits seront reconnus et définis comme une priorité nationale pour le XXIe siècle.

Pour en savoir plus à propos de la campagne Produire la prospérité au Canada, veuillez visiter le site www.produirelaprosperitecanada.ca.

Laurie Karson, directrice des Communications de la FCA laurie@producteurs-agricoles.ca 613-236-3633, poste 2322